Un mauvais reportage télévisé sur le harcèlement scolaire

Amandine Stelletta et Nicolas Bourgouin ont commis un reportage diffusé sur la LCP et France 5 en automne 2014.

Un million 200 000 élèves seraient harcelés selon le ministère nous dit-on mais il y aurait « aussi ceux qui se taisent ». Or le chiffre du ministère est une évaluation qui tient compte de ceux qui se taisent…

On explique qu’un enfant parle et puis ne parle plus lorsque le problème a été « réglé » (mal) par les adultes. Ou ces enfants qui n’en parlent que 10 ans après. On met en avant cette équipe enseignante qui ne traite pas la question. Qui n’a qu’une seule peur : un suicide dans le collège. Il aura donc lieu à la maison. On entend : « en tant que professionnel de l’éducation je ne vois pas ce que j’aurais pu faire de plus ». Le constat est terrible. Mais du côté des solutions, du traitement du problème ? Qu’en est-il ? Que propose cette émission ?

On met en avant un principal qui veut trouver des réponses et assène : « je ne veux plus entendre parler de vous ». Il punira, en parlera aux parents et alors ça continuera souterrainement… On entend que s’il y a un climat de confiance les élèves iront voir le CPE, l’infirmière (mais quel traitement ensuite ? ). Ce principal a obtenu du rectorat de Paris le label lutte contre le harcèlement. Mais jamais ne parle d’éducation. Il faut relire les livres de Bellon et Gardette commentés dans cette rubrique il y a quelques mois. Un point positif du documentaire : un harceleur repenti parle. Ainsi les harceleurs seraient accessibles à l’empathie ?

Un document qui montre ce qu’on peut faire d’efficace pour réellement traiter la question : ProtocoleIntimidation