L’AVFT, les agressions sexuelles et son acharnement punitif

Une affaire est relatée qui montre encore une fois la volonté de punir toujours et encore plus comme solution aux agressions. On pourra se reporter à l’article précédent sur le Clasches à propos de cette affaire concernant un enseignant du supérieur « Agressions sexuelles, pourquoi pas la peine de mort ? »

http://www.avft.org/article.php?id_article=752

Si on connaît la procédure contentieuse, on appréciera que la journée entière ait  été consacrée à l’appel de la sanction. Les juges administratifs de droit commun ne prennent pas autant de temps, loin s’en faut. Le sérieux avec lequel le CNESER instruit les dossiers est donc à mettre à son actif.

Que l’on tienne compte de la décision pénale dans tous ses aspects, elle condamne mais avec sursis et non inscription au bulletin n° 2, est une exigence morale et légale.

L’AVFT pense que les juges du CNESER sont ignorants de la conduite anormale des juges au pénal qui ne condamnent jamais assez durement. De fait si on comprend bien ni les juges au pénal, ni le CNESER, ni la ministre qui n’a pas demandé cassation n’ont raison. Tout le monde à tort. Seule l’AVFT a raison.

On remarquera que beaucoup d’associations ont cette caractéristique en commun. Qu’elles soient associations contre une discrimination, pour la défense de la nature, pour celle des consommateurs ou autres, nombreuses sont celles qui pensent que le juge est décidément trop laxiste…

Il est vrai que l’agression  sexuelle d’une jeune fille handicapée est au moins indigne et les arguments de certains qui ont pris la défense ont  été odieux, scandaleux à en croire ce qui est rapporté.

Pour autant il s’agit d’infliger une sanction proportionnée aux faits (que l’AVFT ne connaît pas exactement pas plus que nous) en prenant en compte de façon très classique en droit de la fonction publique la décision pénale, les états de service du fonctionnaire et la circonstance qu’il s’agit d’un fait isolé. Comment s’étonner de ce que la récidive doive être plus punie et donc qu’un fait isolé le sera moins ?

Mais nous trouvons, ici, l’AVFT finalement fort modérée. Elle demande « l’imprescriptibilité des délits et crimes sexuels ». Même les délits sexuels seraient élevés au rang des crimes contre l’humanité qui seuls bénéficient de l’imprescriptibilité.

Elle s’étonne régulièrement de ce que des femmes puissent être poursuivies pour dénonciation calomnieuse. Comme si aucune femme n’avait jamais calomnié (comme lors des divorces où des femmes accusent si souvent le père d’actes pédophiles…).

Elle s’étonne de ce que la procédure pénale s’éteigne avec la mort du prévenu… (http://www.avft.org/article.php?id_article=693 )

Enfin, elle en a manifestement après la gente masculine. En terminant un article sur la prostitution et contre le Strass par « Bien joué les gars ! Oui « les gars », parce que les seuls à tirer profit de cette manipulation, ce sont les hommes qui achètent des femmes à des fins sexuelles ». En terminant un autre article par « la responsabilité de cette réalité est à rechercher du côté de l’Etat, des entreprises et administrations, et des hommes » (http://www.avft.org/article.php?id_article=751 ). Imagine-t-on que l’on puisse terminer une argumentation par : la responsabilité de cette réalité est à rechercher du côté (…) des femmes ou encore, au choix, des arabes, des juifs, des handicapés, des homos… ?