Bizutage, antichambre du harcèlement moral

SempeTorgnoles

Je suis quand même un type qui aura distribué un certain nombre de torgnoles dans son existence. Dessin de Sempé.

Comment ne pas penser, à l’instar de plusieurs psychiatres, que les bizuteurs d’aujourd’hui seront les harceleurs de demain ? C’est ainsi que F. Ducrocq (qui dirige les urgences psychiatriques du CHRU de Lille) explique que le bizutage ça ne dérape pas. C’est une institution traditionnelle dans laquelle il y a des tortionnaires et des torturés. On sait aussi que tous les bizutés ne sont pas volontaires pour être bizuteurs. Des éléments de personnalité expliquent le volontariat de certains pour le devenir et la « tradition » les y autorise ! L’angoisse liée à la peur de ne pas faire partie du groupe, l’alcool, l’habitude d’obéir, la surprise, la pression du groupe, le défi qu’on se lance de supporter, sont autant d’éléments qui expliquent l’absence de révolte.
Des élèves se révoltent néanmoins (en très petit nombre), des professeurs dénoncent et sont harcelés pour cela comme en 2006 au Lycée privé Sainte Geneviève à Versailles.
Lien pour le site du CNCB : Comité National Contre le Bizutage

http://contrelebizutage.fr/

Lien sur la prévention du harcèlement en Belgique

http://www.universitedepaix.org/pdf/DescriptifH.pdf